À propos de l’auteur

Je suis né en 1978. Franco-algérien, je suis né en France mais ai vécu durant mon enfance en Algérie dans les années 80. Après des études de lettres en classes préparatoires, Sciences Po, un passage peu reluisant par une école de commerce que j’ai détestée, un peu de philosophie et un trop bref passage par l’Ehess, j’ai travaillé dans divers domaines avant de commencer à enseigner.

Je travaille et m’engage depuis plus de 15 ans en faveur de l’accès des jeunes, en particuliers défavorisés, à l’éducation et à la culture. En tant qu’auteur de fictions et d’essais, je creuse les thématiques de l’identité, de la mémoire, de la différence et du ghetto. Comme entrepreneur, je tente de rendre le savoir plus accessible au plus grand nombre (comme avec la plateforme SAM Network) et de contribuer à le diffuser et à le démocratiser. En tant qu’enseignant, mes cours à Sciences Po portent sur l’articulation des inégalités et du multiculturalisme.

Je suis aussi franco-algérien et, à ce titre, j’essaye de m’investir dans la relation bilatérale, en contribuant ou en portant des projets constructifs et en promouvant autant que je le peux des initiatives et des acteurs positifs de la société civile. J’ai ainsi co-fondé en 2013 un média vidéo participatif sur l’Algérie sur une ligne résolument démocrate et laïque, qui compte aujourd’hui 1,6 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux.

Je suis également très engagé sur les questions de prévention de l’extrémisme et de lutte contre les discours de haine à travers l’initiative citoyenne Civic Fab que je développe depuis 2017, à la fois à travers des campagnes digitales et des actions de terrain, centrées sur le développement du sens critique et dirigées vers les plus vulnérables. Notre projet d’ateliers créatifs « Sens critique » a d’ailleurs été primé par le Fonds pour le civisme en ligne de Facebook en février 2019, ce qui va nous permettre d’amplifier notre action sur des territoires sensibles et d’atteindre encore plus de jeunes en difficultés.

En 2018, le président de la République, Emmanuel Macron, m’a confié une mission contre la haine en ligne que j’ai conduite avec Laetitia Avia et Gil Taïeb. Les recommandations de notre rapport, remis au Premier ministre en septembre 2018, ont préfiguré la proposition de loi portée par Laetitia Avia en mai 2019, conformément au souhait d’Emmanuel Macron. En parallèle du volet législatif, je travaille à des actions de prévention, de sensibilisation et d’information contre les discours de haine.

L’écriture, aussi, m’anime depuis que je suis gamin. Je crois que, depuis que j’ai l’âge de le faire, j’ai toujours gribouillé quelque chose ! Hier des poèmes ou des pièces de théâtre, aujourd’hui des romans et des textes plus sérieux, d’intervention ou de réflexion. J’ai publié mon premier livre en 2005, à 26 ans : un essai consacré aux inégalités et aux discriminations qui a été publié chez Flammarion (« Discriminez-moi ! Enquête sur nos inégalités« ). J’ai ensuite publié de la fiction, un roman (« Cités à comparaître », Stock) et des nouvelles, notamment dans le cadre d’un ouvrage collectif (« Chroniques d’une société annoncée« , chez Stock) co-écrit avec mes camarades du collectif « Qui fait la France » que nous avons créé en 2007 pour promouvoir la littérature dans les quartiers défavorisés et les zones rurales.

Après presque 10 ans sans publier (mais sûrement pas sans écrire), je me suis décidé à faire paraître un nouveau roman en 2016, une fiction politique intitulée Bleu Blanc Noir, que le journal Le Monde a soutenue avec enthousiasme et qui raconte, dans une France gagnée par les idées de l’extrême droite, comment le Front national pouvait gagner l’élection présidentielle et ce que cela pourrait signifier concrètement. Après plusieurs années de diète littéraire que je me suis imposée, assez consterné par la façon dont le marché de l’édition avale les livres et broie les auteurs, je me suis donc remis à publier, pour le meilleur ou pour le pire… En 2018, j’ai publié un nouvel essai sur les inégalités, cette fois dans le monde numérique : La révolution de la servitude. Pourquoi l’ubérisation est l’ennemie du progrès social. Dans ce livre, je raconte l’essor de ces grosses plateformes prédatrices comme Uber et Airbnb qui, en nous livrant un discours sirupeux sur la disruption et l’innovation, sapent en réalité les fondements de notre pacte social (j’en parle ici à la TV, ou bien ici à la radio).

Dans le tourbillon de la formidable révolution populaire qui s’est levée en Algérie le 22 février, j’aurai le bonheur de publier début mai un nouveau roman, intitulé « Dernières heures avant l’aurore », dans lequel je raconte le retour au pays de deux Algériens vivant en France, abîmés par l’exil et le passé, qui se prenne dans la figure une Algérie qui a avancé sans eux, qu’ils ne reconnaissent plus…

Si, dans ce dédale que constitue mon parcours, il devait y avoir, depuis 15 ans, quelques « clés », ou continuités, ce serait d’abord, outre la soif de liberté qui me guide, un engagement profond, compte tenu de ce que je suis et de ce qui m’a fait, au service de l’égalité et d’un meilleur accès des jeunes, surtout défavorisés, à l’éducation et à la culture. Rien ne fait plus briller mes yeux que la réussite de quelqu’un qui n’avait rien au départ et qui, par son talent mais aussi grâce à l’aide qu’il a reçue, est parvenu à réaliser son rêve. Le souci de justice et de progrès, individuel et collectif, l’élévation de soi et des autres, est ainsi à la racine de tout ce que je fais.

5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Bonjour Karim Amellal,

    Je vous contacte de la part de Banlieue Network (banlieuenetwork.org), un reseau de recherches interdisciplinaires sur la banlieue que j’anime. Nous organisons une série de manifestations 3-12 juillet 2014 autour de notre exposition « Regards croisés Banlieues – Goutte d’Or à l’Echomusee de la Goutte d’Or. NOus aimerions vous inviter à participer à une table ronde littéraire le 4 juillet si vous être libre. Si vous n’êtes pas disponible ce jour-là, on pourra éventuellement trouver une autre date. Si vous êtes intéressé, écrivez-moi à christina.horvath@brookes.ac.uk ou banlieue.network@gmail.com et vous donnerai tous les détails.

    Bien cordialement
    Christina Horvath

  2. Nounou dit :

    Je suis un de vos fanes,je soutiens toutes vos idées et surtout quand j’ai vu la vidéo de Laid Mazouzi.
    Je suis la personne qui l’a admis la semaine dernière à l’hôpital de lariboisiere.

  3. houria Aid dit :

    merci karim pour tess écrits ! nous avons beaucoup de chance de te compter parmi nos amis même si c’est que sur facebook et chouf chouf en lisant ta réponse « l’homme au noir du métro !j’ai eu l’envie d’acheter tous les bouquets de fleurs de la terre pour te demander d’être mon ami , mon collègue, mon dirlo ,mon voisin , mon mari, mon frère, mon cousin , mon fleuriste du quartier , mon boulanger bref mon copain merci d’exister car tu es la voix de nos voix muettes

  4. Janusconsulte dit :

    J’ai bien lu avec beaucoup d’intérêt votre article( le Monde 7 avril) sur les travailleurs uberises ; je vous invite à prendre connaissance du dernier article que je viens de publier à ce sujet.
    sur: janusconsulte.blog.blog.lemonde.fr
    Je vous en souhaite bonne lecture
    Avec mes salutations les meilleures ,
    Janusconsulte

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